Il y a dix ans, l’année de mes trente ans, j’ai commencé à beaucoup m’interroger sur le sens de mon métier et de ma vie. J’ai alors décidé d’entamer une reconversion, et de vivre d’une activité qui ait un réel sens pour moi. Je suis alors devenu maraîcher bio.
Je n’avais pas de foncier ni de lieu d’installation déterminé quand j’ai choisi cette reconversion. Ma compagne, Marie, est architecte dans une agence spécialisée dans le bâti ancien sur la commune de Verteillac. Son employeur, Alain de La Ville, est propriétaire de la Meyfrenie, un corps de ferme abritant une agence d’architecture, des gîtes et à l’époque, un centre équestre.
Suite à l’arrêt de l’activité équestre, les parcelles consacrées aux pâturages furent disponibles. Alain et son épouse Inès, m’ont proposé de prendre part à leur projet, à savoir redonner une vocation agricole à la ferme, en me louant une parcelle, me permettant ainsi de créer un atelier de maraîchage diversifié en entreprise individuelle.
Après mon installation, l’élan d’Alain et d’Inès a perduré et aujourd’hui, en plus de l’agence d’architecture, des gîtes et de l’atelier de maraîchage, la ferme de la Meyfrenie accueille :
- La Folle Farine (fournil artisanal)
- Les Trésors de Galien (atelier de plantes médicinales)
- Martine cuisine (traiteur)
- Les Halles de la Meyfrenie (boutique de terroir)
- L’atelier du soin (regroupement de 5 praticiens en médecine douce)

Lien vers le site de la ferme : www.fermedelameyfrenie.fr
Je produisais des plants depuis mon installation en 2017, principalement pour la production de légumes. Et c’est cette partie du métier que j’ai toujours préféré, la genèse, au départ d’une petite graine. En 2023, Anthony qui était alors en stage au sein de mon exploitation, cherchait un lieu d’installation. Je lui ai alors proposé de reprendre mon atelier de maraîchage avec son collègue Benjamin, ce qui m’a permis d’en créer un nouveau : PlantOn.
Planton \plɑ̃.tɔ̃\ masculin
(Suisse) Jeune plant de fleurs,
de plantes potagères, d’arbustes.


Passionné d’astronomie, je profite aussi de la situation de la ferme, isolée des lumières parasites, pour faire des nuits d’observation et d’astrophotographie. Je mets ainsi en lien cette passion avec les influences des corps célestes sur les plantes que je produis ; je travaille en effet beaucoup avec le calendrier lunaire.







